Saranda ou Ksamil : quelle destination choisir pour vos vacances en Albanie ?

Il y a des destinations qui vous tombent dessus par hasard, et l’Albanie en fait définitivement partie. Je cherchais une alternative aux plages grecques bondées et hors de prix quand un ami m’a glissé à l’oreille : « Va en Albanie, tu verras. » J’avoue que j’ai mis du temps à me laisser convaincre. L’Albanie, pour beaucoup de Français, c’est encore un angle mort de la carte mentale européenne. Un pays balkanique, ancien bastion communiste hermétiquement fermé jusqu’en 1991, dont on ne sait pas grand-chose sinon que ça se trouve quelque part entre la Grèce et le Monténégro. Et pourtant — et pourtant — c’est l’une des plus belles surprises que j’aie vécues en voyage ces dernières années.

La côte albanaise du sud, surnommée la « Riviera albanaise », concentre deux noms qui reviennent systématiquement dans toutes les discussions de voyageurs : Saranda et Ksamil. Deux destinations distantes de seulement 17 kilomètres, mais qui offrent des expériences radicalement différentes. Et c’est précisément là que le dilemme commence. Ksamil pour ses eaux turquoise dignes des Caraïbes et ses îlots à portée de palme ? Ou Saranda pour son énergie urbaine, ses terrasses animées et sa position idéale pour rayonner vers Butrint, Gjirokastër et même Corfou ? Ce n’est pas une question anodine, et je vais essayer d’y répondre honnêtement, avec le recul de mes deux séjours dans la région.

La vraie bonne nouvelle, c’est que les deux villes sont suffisamment proches pour qu’on puisse les combiner. Mais si vous n’avez qu’une semaine et qu’il faut trancher, cet article est fait pour vous. Accrochez-vous, on plonge dans les eaux claires du sud de l’Albanie.

Sommaire :

Ksamil : le bijou turquoise de l’Adriatique albanaise

La première fois que j’ai vu les plages de Ksamil, j’ai failli ne pas y croire. On parle d’une eau d’un bleu-vert presque irréel, translucide jusqu’à deux mètres de fond, frangée de sable blanc fin et bordée de pins parasols. Si vous fermez les yeux et que vous imaginez une carte postale des îles grecques, vous êtes précisément dans l’ambiance — sauf que vous payez deux à trois fois moins cher. Ksamil n’est pas une ville à proprement parler : c’est un petit village balnéaire qui a explosé ces dix dernières années, passant de quelques maisons de pêcheurs à une station touristique reconnaissable. Le développement y est parfois un peu anarchique, les constructions neuves poussent un peu partout, mais le charme naturel de l’endroit résiste encore.

Les plages et les îlots : le cœur de Ksamil

Ksamil compte plusieurs plages distinctes, et chacune a sa personnalité. La plage principale de Ksamil, en face du village, est la plus animée, avec ses transats, ses bars de plage et sa vue directe sur les trois îlots. C’est ici que l’ambiance est la plus festive l’été. Comptez entre 5 et 10 € pour un transat et un parasol, selon la saison et la position. Certains loueurs font payer les deux transats ensemble, donc négociez si vous êtes seul.

Un peu plus au nord, la plage de Punta est plus calme, appréciée des familles. La plage du Camping (ou Camping Beach), légèrement en retrait, est une bonne option pour ceux qui cherchent moins de monde. Et puis il y a les plages de Shën Vasil, vers le sud, moins connues des touristes, accessibles à pied ou en scooter, où j’ai passé certains de mes meilleurs moments : sable blanc, eau cristalline, et parfois quasiment personne en dehors de la haute saison.

Mais la véritable attraction de Ksamil, ce sont ses trois îlots (ou quatre selon les cartes, le dernier étant privé). À quelques centaines de mètres du rivage, on les rejoint en nageant — comptez 10 à 15 minutes de crawl tranquille — ou en empruntant une des barques à moteur qui font la navette depuis la plage principale. La traversée coûte 3 à 5 € aller-retour. Sur les îlots, vous trouvez des coins de plage à peine aménagés, de l’eau encore plus claire qu’au bord, et une sensation de bout du monde qui se mérite. En juillet-août, attendez-vous à partager l’expérience avec du monde. En mai, juin ou septembre, c’est une autre histoire : j’avais un îlot quasiment pour moi seul un matin de début juin.

L’ambiance de Ksamil : village balnéaire en pleine croissance

Ksamil, c’est d’abord une ambiance de vacances décontractées, loin de l’agitation urbaine. Le village se concentre essentiellement sur une rue principale, la Rruga Ksamil, bordée de restaurants, de petites épiceries, de boutiques de souvenirs et d’agences de location de scooters. Le soir, la vie se passe en terrasse, autour d’un verre de bière locale (la Korça, excellente, à moins d’un euro en épicerie) ou d’un cocktail à 4-5 €. C’est familial, c’est simple, c’est agréable. On ne vient pas à Ksamil pour faire la fête jusqu’à l’aube — pour ça, il faut aller à Saranda.

La clientèle est un mélange d’Albanais en vacances internes (très nombreux), de Kosovars, de quelques Italiens et d’un nombre croissant de Français depuis que la destination a commencé à circuler sur les réseaux. L’ambiance est globalement chaleureuse et détendue. Préparez-vous à ce que les locaux vous abordent avec curiosité et une hospitalité qui m’a plusieurs fois touché : on vous offre un café, on s’intéresse à d’où vous venez, on est fier de montrer le pays.

Restaurants et gastronomie à Ksamil

La scène gastronomique de Ksamil tourne principalement autour des fruits de mer et du poisson frais. Le restaurant Guvat, tenu par une famille locale, propose des grillades de poisson à des prix raisonnables (comptez 8 à 15 € pour un plat principal). Le Restaurant Ksamil, directement sur la plage principale, est touristique mais offre une belle vue et une cuisine correcte. Pour manger vraiment local et pas cher, cherchez les tavernes un peu en retrait de la côte : soupe de poisson à 3 €, plat de poisson grillé à 7-8 €, salade de tomates-concombres à 2 €. Les moules de la lagune de Butrint, servies à la vapeur ou en sauce, sont une spécialité locale à ne surtout pas manquer — comptez 5-6 € la portion.

Hébergements à Ksamil : du budget au milieu de gamme

L’offre d’hébergement à Ksamil a considérablement évolué ces dernières années. On trouve désormais une gamme assez large, même si les grands hôtels de luxe restent l’exception.

  • Budget (dortoirs / chambres simples) : Des guesthouses familiales proposent des chambres doubles avec salle de bain privée pour 25 à 40 €/nuit hors saison (mai, juin, septembre). En juillet-août, les prix grimpent à 50-70 € pour le même standing. La Guest House Xhika et la Villa Dionis sont souvent citées comme de bonnes adresses rapport qualité-prix.
  • Milieu de gamme : Des hôtels de charme ou des aparthotels avec piscine se situent entre 70 et 120 €/nuit en haute saison. L’Hotel Joni et le Riviera Resort Ksamil offrent un bon niveau de confort avec vue mer ou accès plage facilitée.
  • Standing supérieur : Les meilleures adresses de Ksamil, comme le Sea Garden Resort, tournent autour de 150 à 200 €/nuit en plein été pour des chambres avec vue directe sur les îlots. Une fraction du prix d’un équivalent en Grèce voisine.

Mon conseil : réservez bien à l’avance si vous venez en juillet ou août, les bonnes adresses partent très tôt. En mai-juin, vous trouverez encore de belles choses en dernière minute et à des tarifs bien plus doux.

Conseil de saison pour Ksamil

Ksamil en juillet-août, c’est beau, mais c’est chargé. Les plages sont bondées, les restaurants pleins, les prix au maximum, et la chaleur peut être écrasante (35-40°C). Si vous pouvez, venez en juin ou septembre : la mer est chaude (24-26°C en septembre), les foules ont fondu, les prix baissent de 20 à 30%, et les couchers de soleil sur les îlots ont quelque chose de presque magique dans la lumière de fin d’été.

Saranda : la ville animée, porte d’entrée de la Riviera albanaise

Si Ksamil est le refuge balnéaire tranquille, Saranda est son opposé complémentaire : une ville de taille moyenne (environ 35 000 habitants en hiver, beaucoup plus l’été) qui joue pleinement le rôle de capitale estivale du sud de l’Albanie. Sa promenade en bord de mer — le Lungomare — s’étire sur plusieurs kilomètres, bordée de palmiers, de cafés, de restaurants et d’hôtels. Le soir, cette promenade se transforme en une scène vivante où les familles albanaises font leur passeggiata, les jeunes se retrouvent en terrasse, et l’animation dure tard dans la nuit.

La ville, le front de mer et les plages urbaines

Saranda est une ville qui a poussé vite, trop vite parfois : les buildings modernes (souvent criards) se mélangent aux vestiges d’une architecture plus ancienne. Mais il y a une énergie dans cette ville, une vitalité méditerranéenne communicative. La plage de Saranda (en front de ville, le long du Lungomare) est une plage urbaine de galets et de sable mélangés, correcte mais sans l’éclat de Ksamil. La véritable plage de sable fin à Saranda se trouve à Plazhi i Sarandës, au nord du centre, un peu plus calme. Pour les plages sauvages, il faut prendre la route vers Ksamil ou vers le nord (plage de Borshi, superbe mais plus loin).

Le centre-ville de Saranda mérite une exploration à pied. La rue piétonne Rruga Vangjel Pando est bordée de cafés et de boutiques. Le marché couvert (pazari), dans les rues adjacentes, est l’endroit idéal pour acheter des olives locales, du fromage de brebis, du miel de montagne et des épices à des prix dérisoires.

La vie nocturne à Saranda

C’est probablement le point sur lequel Saranda distance le plus clairement Ksamil. La nuit, Saranda s’anime d’une façon que n’a jamais Ksamil. Les beach clubs du front de mer — comme le Vivaldi Beach Club ou le Bora Bora — ouvrent jusqu’à 3-4h du matin, avec DJ sets et ambiance festive. Les cocktails y coûtent entre 4 et 7 €. Pour une soirée plus posée, les bars autour du Lungomare proposent des pintes de bière à 1,5-2,5 € et des ambiances qui vont du lounge chill à l’animé. Ce n’est pas Mykonos, mais c’est vivant, authentique, et les Albanais en vacances savent vraiment profiter de la vie.

Le château de Lëkurës : panorama exceptionnel sur Saranda

Perché sur une colline qui domine la ville à environ 4 kilomètres du centre, le château de Lëkurës (Kalaja e Lëkurësit) est l’un des spots incontournables de Saranda. Construit au XVIe siècle par les Ottomans, il offre un panorama à couper le souffle sur la baie de Saranda, les îlots de Ksamil au sud et les côtes de Corfou au loin. L’entrée est gratuite ou symbolique (moins d’1 €). En haut, un restaurant panoramique sert des repas corrects dans un cadre spectaculaire — prévoyez 15-25 € par personne pour un dîner avec vue. C’est l’un de ces endroits où on reste plus longtemps que prévu, surtout au coucher du soleil. Pour y monter, prenez un taxi (3-4 €) ou louez un scooter.

Le ferry Saranda-Corfou : l’option insulaire à portée de main

L’un des atouts majeurs de Saranda est sa proximité absolue avec l’île grecque de Corfou, visible à l’œil nu depuis le front de mer. La traversée en ferry rapide prend environ 35 minutes et coûte entre 19 et 25 € par personne selon la compagnie et la saison (Finikas Lines et Ionian Cruises assurent la liaison). Les ferries partent plusieurs fois par jour en saison depuis le port de Saranda. Cela ouvre des possibilités de combinaisons intéressantes : passer quelques jours en Albanie puis finir le voyage à Corfou (ou l’inverse), ou même faire une excursion à la journée sur l’île grecque. Pratique, peu cher, et logistiquement simple.

Hébergements à Saranda : toutes les gammes représentées

  • Budget : Des guesthouses et petits hôtels en retrait du front de mer proposent des chambres doubles correctes entre 20 et 40 €/nuit hors haute saison. La Guest House Lilo et l’Hotel Butrinti sont souvent recommandés pour leur rapport qualité-prix.
  • Milieu de gamme : Le long du Lungomare et dans les rues adjacentes, des hôtels 3-4 étoiles tournent entre 60 et 100 €/nuit en été. L’Hotel Porto Eda et le Hairy Lemon Hotel sont appréciés pour leur convivialité et leur situation.
  • Haut de gamme : L’Hotel Ionian Sea et le Palma Hotel, directement sur le front de mer, affichent entre 100 et 180 €/nuit en haute saison avec vue sur la baie, piscine et services complets. Toujours bien moins cher qu’un équivalent grec ou croate.

Les incontournables communs aux deux destinations

Butrint : le site archéologique UNESCO à ne pas manquer

Butrint est probablement le site archéologique le plus impressionnant des Balkans que la plupart des voyageurs ne connaissent pas encore. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, ce site occupe une péninsule au bord d’une lagune magnifique, à environ 18 kilomètres au sud de Saranda et 3 kilomètres de Ksamil (depuis Ksamil, vous pouvez même y aller à pied ou en vélo le long de la lagune en 20-30 minutes, c’est un très beau trajet).

L’histoire de Butrint est vertigineuse : le site a été habité presque sans interruption depuis le VIIe siècle avant J.-C., successivement par des populations illyriennes, grecques, romaines, byzantines et vénitiennes. En une seule visite, vous traversez des millénaires : le théâtre grec du IIIe siècle av. J.-C. (encore debout, magnifiquement conservé), les thermes romains avec leurs mosaïques préservées, le baptistère paléochrétien du Ve siècle (l’un des plus grands d’Europe), les remparts vénitiens, et une forteresse ottomane qui offre une vue panoramique sur l’ensemble du site et de la lagune.

  • Horaires : Ouvert tous les jours, de 8h à 19h en été, de 9h à 17h en basse saison
  • Tarif d’entrée : 1 000 lek albanais, soit environ 10 € par adulte
  • Durée de visite : Comptez 2h30 à 3h minimum
  • Comment y aller depuis Saranda : Bus local (furgon) pour environ 100 lek (1 €), taxi pour 8-12 €
  • Conseil : Allez-y le matin tôt pour éviter la chaleur et la foule

L’Œil Bleu (Syri i Kaltër) : la source naturelle à couper le souffle

L’Œil Bleu, ou Syri i Kaltër en albanais, est une source naturelle d’eau douce d’un bleu profond et intense, qui surgit du sol à travers un gouffre circulaire d’une dizaine de mètres de diamètre. L’eau y est d’une transparence absolue et d’une fraîcheur polaire (environ 10°C toute l’année). Le site se trouve à environ 25 kilomètres au nord-est de Saranda. L’accès est payant : 100 lek (1 €) par personne. Des excursions combinées Butrint + Œil Bleu au départ de Saranda coûtent environ 20-25 € par personne.

Gjirokastër : la ville de pierre classée UNESCO

Gjirokastër est l’une des plus belles villes ottomanes des Balkans, à environ 70 kilomètres au nord de Saranda, également inscrite au patrimoine UNESCO. Ses ruelles pavées, ses maisons de pierre à toit d’ardoise grise, son imposante citadelle dominant la vallée — tout ici respire une atmosphère hors du temps. C’est aussi la ville natale d’Enver Hoxha et d’Ismail Kadaré. Le musée ethnographique coûte environ 200 lek (2 €), la citadelle 300 lek (3 €). Depuis Saranda, un bus (furgon) relie les deux villes pour 300-400 lek (3-4 €) en 1h15-1h30.

Comment rejoindre Saranda ou Ksamil depuis la France

Option 1 : vol vers Tirana puis bus ou voiture

L’aéroport international de Tirana (Nënë Tereza) reçoit des vols depuis Paris-CDG, Lyon et Marseille. Les compagnies Air Albania, Wizz Air et Albawings proposent également des connexions via des hubs européens. Comptez entre 100 et 250 € l’aller-retour depuis Paris selon la saison. De Tirana, des minibus (furgon) rejoignent Saranda en 4-5h pour environ 10-12 €. Une voiture de location coûte 30 à 60 €/jour.

Option 2 : vol vers Corfou puis ferry vers Saranda (recommandé)

C’est souvent la combinaison la plus pratique et la moins chère. Corfou est bien desservie par EasyJet, Ryanair, Transavia depuis de nombreuses villes françaises. Depuis le port de Kerkyra, le ferry rapide Saranda-Corfou traverse en 35 minutes pour 19-25 € par personne. Cette option vous permet de combiner une belle île grecque et la Riviera albanaise en un seul voyage.

Se déplacer entre Saranda et Ksamil

  • Bus local (furgon) : 100 lek (~1 €), 20-30 minutes, départs fréquents en saison — la solution la plus économique et la plus locale
  • Taxi : 8-12 € selon négociation, pratique avec des bagages. Application Speed Taxi Albania disponible.
  • Scooter de location : 20-30 €/jour — ma recommandation préférée. La route côtière entre les deux villes longe la lagune de Butrint, c’est un trajet magnifique.
  • Vélo électrique : disponible à Ksamil pour 10-15 €/jour, idéal si vous êtes basé là-bas et voulez rejoindre Butrint ou Saranda à votre rythme.

Gastronomie albanaise : ce qu’on mange et combien ça coûte

  • Le byrek : Pâtisserie feuilletée fourrée au fromage de brebis, épinards ou viande. Le snack de rue par excellence, 50-100 lek (0,50-1 €) la part.
  • La fërgësë : Ragoût traditionnel tomates-poivrons-fromage blanc, environ 4-6 € en taverne locale.
  • Poisson et fruits de mer : Poisson grillé entier avec salade en taverne locale : 7-12 €. Les moules de la lagune de Butrint sont une spécialité à ne pas manquer (5-6 € la portion).
  • La tave kosi : Agneau cuit au four avec yaourt et riz — copieux et délicieux, 5-7 €.
  • Le raki : Eau-de-vie locale, 1-2 € le verre au restaurant. Le raki maison offert par les locaux est souvent bien plus fort.
  • La bière Korça : La meilleure bière locale, moins d’1 € en épicerie, 1,5-2,5 € au restaurant.

Budget repas indicatif : petit déjeuner (café + byrek) : 1,5-2 € / déjeuner en taverne locale : 5-8 € / dîner en restaurant milieu de gamme : 12-20 €. Deux personnes mangent et boivent bien pour 30-40 €/jour en restant dans les adresses locales.

Saranda vs Ksamil : le tableau comparatif

CritèreSarandaKsamil
Type de destinationVille animée, urbaineVillage balnéaire tranquille
Qualité des plagesCorrecte (galets/sable, plages urbaines)Excellente (sable blanc, eau turquoise, îlots)
Vie nocturneAnimée : beach clubs, bars ouverts tardLimitée : terrasses calmes, ambiance familiale
Sites culturels prochesButrint, Gjirokastër, Œil Bleu, CorfouButrint (à 3 km), reste en taxi/voiture
Idéal pour les famillesOui, services variésTrès bien (eau calme et peu profonde)
Idéal pour les couplesOui, romantique sur le LungomareIdéal hors saison
Budget hébergement moyen60-90 €/nuit en saison50-80 €/nuit en saison
Foule en juillet-aoûtImportante mais disperséeTrès importante sur les petites plages
Score plages★★★★★★★★
Score ambiance/vie nocturne★★★★★★★★
Score rapport qualité-prix★★★★★★★★★

Meilleure période pour visiter

  • Mai-juin : La période idéale. Températures agréables (25-30°C), mer qui commence à se réchauffer (22-24°C en juin), peu de foule, prix 20-30% moins élevés qu’en haute saison.
  • Juillet-août : Haute saison festive et animée, mais plages bondées, chaleur écrasante (35-40°C), prix au maximum. Réservez absolument à l’avance.
  • Septembre : La saison dorée pour les voyageurs expérimentés. Mer à son maximum (26-28°C), foules fondues, prix en baisse, lumière magnifique.
  • Octobre-avril : Basse saison — beaucoup d’établissements ferment à Ksamil. Idéal pour le patrimoine culturel, moins pour la plage.

FAQ : vos questions pratiques sur Saranda et Ksamil

Faut-il un visa pour l’Albanie depuis la France ?

Non. Les ressortissants français peuvent entrer en Albanie avec leur carte nationale d’identité (valide) ou leur passeport, sans visa, pour les séjours touristiques inférieurs à 90 jours. Vérifiez que votre carte d’identité n’est pas expirée — les contrôles aux frontières albanaises sont sérieux à ce sujet.

Quelle monnaie en Albanie ?

Le lek albanais (ALL). Le taux de change est d’environ 1 € = 100 lek. Retirez des leks aux distributeurs (DAB) présents dans toutes les villes. Les petites tavernes et les transports fonctionnent encore principalement en espèces — prévoyez du cash.

L’eau du robinet est-elle potable ?

Non, dans la grande majorité des cas. Buvez uniquement de l’eau en bouteille (60-80 lek le 1,5L). Les locaux eux-mêmes ne boivent pas l’eau du robinet.

Ksamil est-il adapté aux familles avec de jeunes enfants ?

Oui, absolument. L’eau y est très peu profonde sur les premières dizaines de mètres, calme et transparente. Les plages de sable sont plus confortables que les galets de Saranda. Restez vigilants sur la protection solaire — le soleil albanais en été est très intense.

Est-il sûr de voyager en Albanie ?

Oui, l’Albanie est un pays globalement sûr pour les touristes. La région de Saranda-Ksamil est particulièrement tranquille. Les petits vols de type pickpocket existent dans les zones bondées — restez vigilants sur la plage. Le site France Diplomatie classe l’Albanie en zone verte.

Alors, Saranda ou Ksamil : le verdict final

Après deux séjours sur la Riviera albanaise, voilà ce que je dirais sincèrement : choisissez Ksamil si vous cherchez la plage parfaite, la tranquillité et les couchers de soleil sur des îlots turquoise. Choisissez Saranda si vous voulez explorer, bouger, profiter de la vie nocturne et rayonner vers les sites culturels.

Mais la réponse la plus honnête est celle-ci : faites les deux. 3-4 jours à Ksamil pour les plages et Butrint, puis 3-4 jours à Saranda pour Gjirokastër, l’Œil Bleu et peut-être un aller-retour à Corfou. Le déplacement entre les deux prend 20 minutes et coûte un euro. Il n’y a aucune raison de se limiter à l’une ou l’autre.

L’Albanie, pour moi, c’est ce que la Grèce et la Croatie étaient il y a vingt ans : une beauté naturelle exceptionnelle, une hospitalité authentique, des prix qui n’ont pas encore été déformés par le tourisme de masse. Ce ne sera peut-être plus le cas dans dix ans. Allez-y maintenant.

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